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Dans la première moitié du 10e siècle, le comte de la Marche, Boson le Vieux fonda sur un éperon rocheux au-dessus du Vincou, un château aujourd’hui disparu. Ce lieu a sans doute connu un grand nombre de batailles qui a donné selon certains spécialistes le nom au château et au bourg qui s’est développé à ses pieds : Bellilocum, « lieu de guerre ».
La bourgade se développa grâce aux échanges commerciaux qui faisait du site de Bellac un carrefour entre Limousin et Marche. Au milieu du 12e siècle, Aldebert III, descendant direct de Boson, donne aux bourgeois de la cité une charte de libertés qui accéléra le développement du commerce et la diversification des produits vendus. Un siècle plus tard, des tanneurs s’installèrent au bord du Vincou.
En 1531, Bellac fut rattaché définitivement à la Couronne ; un an plus tard, François Ier autorisa les bourgeois à établir quatre foires par an et un marché hebdomadaire, confirmant ainsi le destin commercial de la ville. A la même époque fut fondé un hôtel-dieu, un siècle plus tard les Pères jésuites installèrent un collège. En 1663, Jean de la Fontaine séjourna quelques jours à Bellac où il écrivit la fable intitulé Le Coche et la Mouche. En 1800, la cité marchoise devint l’une des sous-préfectures du département de la Haute-Vienne. Sous le Premier Empire, le 138e régiment d’infanterie s’installa à Bellac et disparu après la débâcle de 1940.
