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Côte Atlantique

     La pointe de Saint-Mathieu ne s'est pas toujours appelée ainsi... De même qu'elle n'a pas toujours été un petit village célèbre de par ses ruines, son phare et son site grandiose battu par les vents et les embruns... L'histoire de la pointe remonte au 6ème siècle avec l'édification d'un monastère bénédictin qui aurait comme le dit la légende, détenu comme relique, le chef du saint homme Mathieu dérobé en Egypte par des marins du Léon. C'est à cette époque que remonte son nom actuel. De son ancien nom, la pointe du bout du monde, Penn ar Bed, vous savez ce qu'il en est advenu...

   Ormis ces ruines remontant du 12ème au 16ème siècle et qui virent l'apogée de la ville de Saint-Mathieu au 14ème siècle, il y a aussi le phare d'une portée de 53 kilomètres.

   Pour admirer le superbe panorama qu'offre les 55 m de haut du phare, il vous faudra gravir ses 163 marches. L'effort en vaut largement la chandelle même si celle-ci a depuis bien longtemps été remplacée par la fée électricité.

   De là-haut vous apercevrez le goulet et la rade de Brest, la presqu'île de Crozon, la pointe du Raz, les îles de Molène, Ouessant, Béniguet et derrière celle-ci, si le temps est clair, le phare de la jument distant de 30 km.

     La patrie de Surcouf.... Saint Malo (35)...Je ne vais pas parler de la ville, beaucoup trop belle et tellement mystérieuse et secrète, que d'autres sont plus qualifiés pour le faire...

     Né dans le petit village de Bénic, près de Saint-Malo. Il est le fils de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris et Rose-Julienne Truchot. Il est notamment le descendant de Duguay-Trouin (un autre célèbre corsaire malouin) par sa mère. Ses parents, commerçants, le destinaient à la prêtrise, mais il s'engage dès 15 ans comme volontaire sur l'Aurore en partance vers les Indes.Pour certains, Surcouf est né à Saint-Malo, rue du Pélicot ou rue de la Bertaudière. Ce serait en 1787 qu'il embarque comme apprenti navigant (futur officier) sur le Héron qui part au cabotage.

     Nommé capitaine à l'âge de vingt ans, Surcouf naviguait encore dans la marine marchande, lorsqu'il se fit aimer d'une jeune personne dont il voulut obtenir la main... ah, l'amour...Surcouf alla tenter la fortune en Inde en 1796. Un mauvais petit bâtiment le porta jusqu'à l'Île de France. La course enrichissait dans ces parages ceux qui s'y livraient avec résolution...

     Le plus célèbre des corsaires malouins, entre dans la légende à vingt-trois ans, en 1796 quand, avec un équipage de 190 hommes, il prend à l'abordage un grand vaisseau anglais trois fois plus armé que le sien... Ce succès enhardit Surcouf, qui va tenir la mer, courant après tous les bâtiments qu'il apercevra, en corsaire non autorisé, car il est parti de l'île de Francesans lettre de marque.. La fortune de Surcouf commençait à grandir. Après plusieurs courses aventureuses, Robert Surcouf fut sur le point d'être dépouillé (les impôts, encore eux..) du fruit de ses dangers parce qu'il avait écumé la mer sans lettres de marque.

     Cependant les autorités de l'ile de France consultèrent le Directoire qui, voulant récompenser la bravoure du jeune corsaire, proposa au Corps législatif de lui décerner, à titre de don national, la valeur de ses prises qu'on avait vendues au profit de la colonie...

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