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Lundi 19 février 2007

"Le bagne de St Martin s'éveille dans un bruit inaccoutumé. Chacun cause bruyamment au nez des gardiens, contents de ce départ qui va leur donner quelques semaines de répit. 400 forçats et 200 relégués sont maintenant dans la cour.

L'appel n'en finit plus. Au dernier moment, on fait sortir des cachots les fortes têtes. La grand lumière du jour les aveugle. Ils sont pâles et maigres et leurs jambes flageolent. Eux seuls, sont enchaînés.

Tous les gardiens de Ré, tous les surveillants militaires présents, une compagnie de soldats encadrent le convoi. On ouvre les portes. Le long convoi s'ébranle, silencieux. Il repasse les petites portes basses des murs d'enceinte, traverse la cour de la caserne, franchit les hautes portes d'entrée du corps de garde.

Et voici la route jolie. Les journaux ont annoncé le départ, la route est pleine de monde, curieux ou parents...

Morne, le convoi s'avance au milieu de la foule muette. Quelques uns baissent la tête pour cacher des yeux mouillés."

Par Claude - Publié dans : Côte Atlantique
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Samedi 17 février 2007

   Non loin de l'Abbaye des Châteliers (environ 250m) ...en direction du Pont de Ré.

Ce fort verrouilla la mer des pertuis charentais protégeant l'ancien port de guerre de La Rochelle..

   Il témoigne de la lutte menée par le pouvoir central et offrent un large panorama de l'évolution des défenses côtières : Construit en 1625 par d'Argencourt et Le Camus, il a la forme d'une étoile à quatre bastions que relient des courtines semi-circulaires. Mais dès 1658, le gouverneur de l'île en souligne les faiblesses: manque d'eau potable et capacité d'hébergement réduite. En suivent des travaux de fortification en 1672 et 1673.Malgré ces derniers, Vauban demande de "razer son enveloppe et son chemin couvert..." et en 1685 d'achever le rasement sauf "la petite étoile prez qu'il faudroit conserver avec les quays du costé de la mer et le port"Longtemps abandonné, le fort est réparé et rénové en 1793.

   En 1934, il est déclassé et en 1942 il est occupé par la batterie allemande Berta. Désormais, il appartient au Comité National des Oeuvres Sociales Sportives et Culturelles de l'Administration Pénitentiaire qui en 1987 l'a fait restaurer en partie par les détenus.

   Hélas, nous n'avons pu y rentrer, et oui, fermé hors saison..

Par Claude - Publié dans : Côte Atlantique
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Vendredi 16 février 2007

     Le soleil se lève sur Ré.... Il fait beau... par chance puisque nous sommes quand même en février... Direction La Flotte (17) et ses environs..Les pneus sont gonflés, les freins fonctionnenent...

     Premier arrêt: L'abbaye des Châteliers. Elle est considérée comme la plus importante abbaye cistercienne du Sud ouest de la France, et subira hélas les assauts des Anglais, puis les ravages des guerres de religion. Les ruines actuelles sont des restes qui dâtent de la reconstruction de l'abbaye après l'incendie provoqué par les Anglais en 1625.

Par Claude - Publié dans : Côte Atlantique
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Jeudi 15 février 2007

    Petit séjour sur l'ile de Ré... la patrie des vélos.... et oui, autant en profiter, vu qu'il fait mauvais dans l'Est... Pleins de pistes cyclables et un super joli patrimoine.... quelques articles vont suivre...

Par Claude - Publié dans : Côte Atlantique
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Jeudi 8 février 2007

Je sais je suis un peu lent en ce moment... entre mon anniversaire et une soirée ou deux à gauche à droite... ne soyez pas inquiets je prépare pleins d'articles..

Par Claude - Publié dans : Dolmens et menhirs
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Lundi 5 février 2007

   Petit week-end en amoureux... et oui... destination Versailles (78)  et son château... ou plutôt du Trianon..

   Construit en 1670 par Louis Le Vau, le Trianon de Porcelaine sera habillé de faïences bleues et blanches "à la chinoise". Il comprendra un pavillon principal et quatre pavillons secondaires.

   Hardouin-Mansart sera chargé de la construction du Trianon de marbre en 1687, à l'emplacement des anciens bâtiments qui seront détruits. Il dessinera un "petit palais de marbre et de porphyre avec des jardins délicieux" en respectant les indications de Louis XIV très impliqué dans le projet. Ce dernier sera à l'origine de la loggia réunissant les bâtiments du Nord et du Midi, ouverte sur le jardin par une colonnade, abusivement qualifiée de péristyle par le souverain.

   Conçu comme un hôtel à la française, entre cour et jardin, ce petit palais d'un seul niveau est très influencé par l'architecture italienne. Le toit plat est dissimulé par une balustrade autrefois agrémentée de figures allongées, de groupes d'enfants et de vases. Les façades, en pierre blonde sculptée sont ornées de pilastres de marbre du Languedoc.

   L'entrée de la cour comprend un "saut de loup" et une grille assez basse pour dégager la perspective. L'aile latérale gauche est bordée par la cour des Offices et celle de droite, plus importante pour protéger du froid les fleurs du parterre haut, le Jardin du Roi. L'aile du nord est prolongée, en retour d'équerre, par le Trianon-sous-Bois réservé au chef de l'Etat depuis Charles de Gaulle. Louis XIV y logera sa belle-soeur, la princesse Palatine, son gendre, le duc de Chartres, sa fille, la duchesse de Bourbon. Louis-Philippe l'attribuera à son fils cadet et le tsar Pierre le Grand y logera en 1717.

   Le palais, occupé par Napoléon entre 1805 et 1815 qui le remeublera, sera ensuite désaffecté. De Gaulle prendra l'initiative, en 1963 de le remettre en état afin d'y héberger les hôtes de la République. Les glaces, les parquets seront soigneusement restaurés, les soieries, les rideaux, les tapis ont été retissés à l'ancienne. Les peintures, dispersées en 1791, seront replacées. Les appartements, qui ont conservé leur décor de l'époque de Louis XIV, renferment aujourd'hui le mobilier mis en place à l'époque de Napoléon Ier.

 

 

 

Par Claude - Publié dans : châteaux et villages de France
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Mardi 30 janvier 2007

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...

Par Claude - Publié dans : Alsace
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Dimanche 28 janvier 2007

     Fils d’hôtelier strasbourgeois (Hôtel "Ville de Paris"), Emile Mathis  fonde son entreprise de vente et de réparation d’automobiles a Strasbourg. Il acquiert une concession exclusive pour la vente des automobiles De Dietrich-Niederbronn, licence Amédée Bollée.  

 

     En 1902, Emile Mathis fait la connaissance d’Ettore Bugatti à Niederbronn. La firme De Dietrich-Niederbronn arrête la fabrication d’automobiles en 1904, mettant les deux jeunes hommes ambitieux devant un avenir prodigieux. En avril 1904, ils signent un contrat pour la conception, la fabrication et la commercialisation de voitures, les "Hermes-Simplex" ou "Mathis -Hermes, licence Bugatti". La société "Mathis & Co" est créée dans ce but. En 1906, "Auto Mathis Palace" est le plus grand garage d’Allemagne et l’un des trois plus grands au monde ! 

     Les deux hommes se séparent en 1906, poussés par des personnalités opposées et des conceptions "automobiles" différentes: Ettore Bugatti s’intéresse surtout à la voiture sportive et de luxe, alors qu’Emile Mathis veut commercialiser de petites voitures légères et économiques.  

 

L’ ambition de devenir un vrai constructeur d’automobiles poursuit Emilie Mathis et, de fin mars à septembre 1911 il fait construire une grande usine moderne dans la proche banlieue de Strasbourg. Les première petites Mathis sortent, d’abord des "Baby", puis des "Populaire" et enfin des "Babylette" à côté de quelques grosses cylindrées. Différents chassis sont équipés de différents moteurs pour proposer une gamme complète pouvant satisfaire n’importe quel client 

    Août 1914: c’est la déclaration de guerre. Les usines Mathis ne fabriquent plus que des ambulances et des camions pour le front. Emile Mathis est enrôlé dans l’armée impériale en 1916. Chargé par le gouvernement allemand d’acheter du matériel industriel en Suisse et en Italie, il déserte avec une forte somme d’argent en devises et rejoint l’armée française.

     La paix revenue, les usines Mathis recommencent à produire des voitures.

     Emile Mathis cherche à renforcer son impact commercial, et une fois de plus, fort de ses contacts antérieurs avec les industriels américains de l’automobile, il négocie, avec le Président de Ford-France, la création de la société Matford, (alliance Mathis Ford) qui voit le jour début octobre 1934.  

 

     La premiére voiture Matford V8 - Alsace, construite à Strasbourg, fait la traversée de l’Atlantique à l’occasion du voyage inaugural du paquebot "Normandie", pour être présentée à Henry Ford

     La suite est une autre histoire….

 

 

 

 

 

 
Par Claude - Publié dans : Véhicules
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Vendredi 26 janvier 2007

    Quand je pense que c'était l'année dernière... en novembre il y a vraiment du retard cette année... Surprenant...On va pas se plaindre!

     Ma base de départ en randonnée, vers les château du Fleckenstein, du Wasigenstein, et tant d'autre lieux, a remis son blanc manteau...

 

   Il y a  du sel sur les routes, dommage, plus de sorties en cox..

A quand la plage? Fin avril?
Par Claude - Publié dans : Alsace
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Mardi 23 janvier 2007

Au grand matin du mois de juin,
Julien préparait le troupeau ;
Dans la cuisine, Marie-Martine
Venait d’allumer les fourneaux.

La vieille Louise était assise,
Elle réchaufait ses pauvres mains.
Lorsque dans Sainte-Mère-Eglise
Sont entrés les Américains.

Ils sont tombés du ciel
Comme s’ils avaient des ailes,
Ils apportaient un air de liberté.
Ils venaient de Virginie,
D’Oklahoma, du Tennesse,
Le jour le plus long les attendait ici.

Les Ecossais se distinguaient
Marchant au son des cornemuses,
Dans les marais, les SAS anglais,
Progressaient souvent par la ruse.

Et les balises, dans la nuit grise,
Regroupaient tous les Canadiens,
Tandis qu’à Sainte-Mère-Eglise,
Avançaient les américains.

Ils sont tombés du ciel
Comme s’ils avaient des ailes,
lls apportaient un air de liberté.
Ils venaient de Géorgie,
De l’Iowa, du Kentucky
Le jour le plus long les attendait ici.

Soldats des armées alliées
Tous unis pour nous délivrer,
Sur la Normandie,
Se levait le Jour J.

La vieille Louise était assise,
Elle réchaufait ses pauvres mains.
Lorsque dans Sainte-Mère-Eglise
Sont entrés les Américains.

Ils sont tombés du ciel
Comme s’ils avaient des ailes,
Ils apportaient un air de liberté.

Soldats des armées alliées
Tous unis pour nous délivrer.
Sur la Normandie,
Faut jamais oublier...
Qu’un jour à Sainte-Mère-Eglise,
Sont entrés les Américains !

(Jean Pax MEFRET)

  

 

 

 

 

Par Claude - Publié dans : Côte Atlantique
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